Écologie, sécurité,
éthique

Depuis
1921

façon
Ile Maurice

Atout
économique

CHASSER, COMME NULLE PART AILLEURS

Quelques traditions

Cerf, cochon marron et lièvre

Les chiens, compagnons efficaces

Visiteurs : comment chasser

QUELQUES TRADITIONS

La chasse était une des premières activités de ceux qui s’installaient à l’île Maurice, car ils devaient se nourrir. Cette pratique sportive est encore aujourd’hui une source d’approvisionnement en viande fraîche, saine et très appréciée dans les foyers mauriciens et aux tables des restaurants et hôtels de l’île.

Le cerf, le cochon marron (sanglier) et le lièvre sont les trois principaux gibiers. Ils sont chassés principalement dans les forêts et, pour le lièvre, en lisière des champs qui bordent les forêts. Le cerf est le « gibier-roi » et sa chasse est très réglementée, tout en ayant ses traditions : rassemblement aux aurores et esprit de camaraderie pendant la chasse, parties de chasse gratuites pour les maîtres-chiens, partage de la viande avec les rabatteurs, respect de l’animal abattu, sanctions sévères des chasseurs qui ne respectent pas les règles de sécurité et l’âge minimum des animaux tirés, déjeuner après la chasse…

Contrairement à celle du cochon marron et du lièvre – qui peuvent être tirés toute l’année – la saison annuelle de chasse au cerf ne dure que du 1er juin au 30 septembre, en respectant ainsi le cycle de reproduction et de croissance de ces animaux. Au début de juin, les cerfs ont fini de refaire leurs bois – « cornes » dans le jargon local –  et les faons les plus jeunes ont assez de force pour défier les chiens à la course.

La chasse au cerf se pratique en « tournée » (expression locale pour la battue) : des chasseurs – dits alors « posteurs » – sont placés à des points définis et en lisière d’éclaircies nommées « chutes ». Ils tirent sur le gibier débusqué de la forêt par des chiens conduits par des « piqueurs » (rabatteurs). Par extension, la zone où a lieu la battue est aussi nommée « tournée ». Elle est assez grande pour qu’une balle tirée d’une extrémité n’atteigne pas celle d’en face, où peuvent se trouver des chasseurs et rabatteurs. A des endroits de la tournée, des « miradors » sont installés pour permettre le tir d’en-haut et limiter le danger de balles qui iraient trop loin avant d’atteindre le sol, si elles n’atteignent pas la cible.

Les chasses au cochon marron et au lièvre se font en battue, mais aussi à l’affût selon la nature du terrain. Les chasseurs de lièvre peuvent également s’adonner à leur sport en pistant l’animal sans le concours de chiens. Le cochon marron se chasse le plus souvent sur les mêmes terrains que le cerf. Le lièvre est surtout traqué et tiré dans certains champs de cannes, en zone privée et sécurisée, avec l’autorisation des propriétaires des champs.

La saison annuelle de chasse au cerf dure du 1er juin au 30 septembre

CERF, COCHON MARRON ET LIÈVRE

Importé par les Hollandais à l’Ile Maurice au XVIIe siècle, le cerf de Java (aussi appelé cerf Rusa) compte aujourd’hui plus de 70 000 têtes, réparties dans plus de 80 domaines de chasse. Ce « cerf mauricien » se distingue de ses congénères asiatiques et européens par une plus longue queue et des poils de cou plus longs, notamment. 


Le «  cochon marron  » est est un cochon sauvage mauricien, né du croisement de cochons de ferme avec des sangliers (les deux espèces ayant été importées par les colons européens). Il est prisé par de nombreux chasseurs pour la finesse de sa viande, et pour son caractère rusé qui en fait un adversaire redoutable. Il est doté dun odorat exceptionnel, lui permettant de détecter au loin les odeurs qui peuvent trahir aussi bien sa nourriture (légumes,  fruits, racines, viande…) que les chasseurs embusqués.

Son ouïe très fine lui permet aussi de détecter les sources de danger. Il sait même contourner les chiens, emprunter des ruisseaux ou des fossés stratégiques pour éviter les dangers des « tournées » et des traques.

Cousin du lapin, le lièvre a un pelage plus roux, et de longues pattes arrière, très puissantes, qui en font un coureur rapide et endurant, qui peut donner du fil à retordre à bien des chiens de chasse. Le lièvre a une viande au goût de gibier très prononcé. Sa chasse représente un moyen efficace pour contrôler la population de ce rongeur qui se reproduit très rapidement et qui peut faire des ravages dans les champs de légumes.

LES CHIENS, COMPAGNONS EFFICACES

Importés ou originaires de France, dItalie ou dEspagne, pur-sangs, croisés ou roquets, les chiens de chasse qui constituent les meutes à Maurice, varient à travers l’île. La majorité de ces meutes est toutefois principalement constituée de chiens croisés. Seuls quelques rares propriétaires possèdent aujourd’hui des chiens de race, vu les coûts excessifs de limportation animale et la longue période de quarantaine (environ 6 mois).

Ces chiens participent à la chasse tout au long de l’année, car ils sont utilisés pour le lièvre et le sanglier lorsque la chasse au cerf est fermée. Une battue compte parfois des dizaines de chiens pour aider les rabatteurs à débusquer le gibier et le rabattre méthodiquement jusquaux chasseurs.

Le succès d’une battue repose souvent sur l’effectif engagé. La contribution des chiens au bon déroulement d’une partie de chasse est souvent un sujet de conversation animé et amical entre les propriétaires de chiens après chaque battue. Les chiens offrent d’ailleurs un statut très spécial à leurs propriétaires. Par tradition, ces propriétaires ne paient pas les parties de chasse au cerf auxquelles participent leur meute, en contrepartie de la présence des chiens. En effet, l’investissement des propriétaires dans les soins, la nourriture, les chenils et l’équipement des chiens, ainsi que leurs coûts en ressources humaines, sont importants et sont nécessaires toute l’année.

VISITEURS : COMMENT CHASSER

La chasse est possible pour les visiteurs de l’Ile Maurice sous condition de respecter les règlements nationaux qui permettent l’usage temporaire d’une arme de chasse et la pratique de cette activité, sous la supervision et le contrôle d’entités et de personnes ayant l’aval des autorités. 

Plusieurs prestataires de service offrent aux étrangers en visite à Maurice, ou aux résidents (locaux et expatriés) la possibilité de faire des parties de chasse dans la légalité et avec un encadrement strict.

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